Créer une société offshore : dans quel paradis fiscal ?

Fiscalité, réputation, stabilité, confidentialité et réglementation : comment comparer les juridictions avant d’immatriculer une société offshore.

Lorsqu’on envisage la création d’une société offshore, le choix de la localisation est crucial. Il existe de nombreuses juridictions possibles dans le monde, mais elles n’offrent ni les mêmes avantages ni le même niveau de sécurité.

Il est donc recommandé de comparer attentivement les territoires avant de choisir où immatriculer son entreprise.

Comment choisir la localisation de votre entreprise offshore ?

Avantages fiscaux

Comparer la fiscalité proposée par chaque juridiction et vérifier si elle correspond réellement aux objectifs de la société.

Réputation internationale

La bonne réputation du territoire peut faciliter les relations avec les banques, les partenaires et les administrations.

Stabilité politique et économique

Il est recommandé de privilégier une juridiction stable afin de limiter les risques liés à l’environnement politique et économique.

Confidentialité, coûts et administration

Le niveau de confidentialité, les coûts opérationnels, la facilité de gestion administrative et les exigences réglementaires doivent aussi être étudiés.

Ne pas négliger le système bancaire

Il est également recommandé de vérifier la qualité du système bancaire avant de commencer les démarches. Pour une structure offshore, l’accès à un environnement bancaire performant et stable peut être aussi important que la fiscalité elle-même.

Quel pays vaut-il mieux privilégier pour la création de sa société offshore ?

Choisissez une juridiction bénéficiant d’une bonne image internationale et d’une stabilité à la fois politique et économique.

Dubaï et les Émirats Arabes Unis disposent d’une économie réelle et d’un environnement attractif pour les entreprises internationales.

Les avantages de Dubaï

Impôt sur les sociétés et impôt sur la fortune

À Dubaï, il n’y a pas d’impôt sur les sociétés ni d’impôt sur la fortune.

Plus-values et bénéfices

Il n’y a pas de taxes sur les plus-values ni sur les bénéfices.

Dividendes

Il n’y a pas de retenue à la source sur les dividendes distribués.

TVA

Il existe une TVA aux Émirats Arabes Unis depuis 2018, mais elle ne concerne pas les sociétés offshore.

Dubaï n’est pas la seule destination possible

Bien évidemment, Dubaï n’est pas le seul territoire dans lequel vous avez la possibilité d’immatriculer votre entreprise offshore : la Floride aux États-Unis, Singapour, la Suisse, etc.

Le choix doit être réalisé en fonction de votre projet, des activités prévues, de la réputation du territoire et de la réglementation applicable.

Quelles sont les destinations à éviter ?

Vous l’avez compris : les paradis fiscaux ne se valent pas. L’OCDE a établi en 2015 une liste noire à prendre en compte avant de choisir la juridiction de votre société offshore.

Les pays figurant sur cette liste sont : Andorre, Anguille, Antigua and Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, Îles Vierges Britanniques, Brunei, Îles Cayman, Îles Cook, Grenade, Guernsey, Hong Kong, Liberia, Liechtenstein, Maldives, Îles Marshall, Île Maurice, Monaco, Montserrat, Nauru, Niue, Panama, Saint Kitts et Nevis, Saint Vincent et les Grenadines, Seychelles, Turks et Caicos, US Virgin Islands ainsi que le Vanuatu.

Toutes les juridictions ne conviennent pas aux mêmes activités

Certaines destinations peuvent être plus adaptées aux transactions internationales, tandis que d’autres conviendront mieux à des activités européennes ou à certains types de sociétés.

Avant de vous lancer, prenez le temps d’étudier la réputation de la juridiction, ses avantages, ses restrictions et son environnement bancaire.